Guadeloupe - Basse Terre
Nous repartons direction La Marina "Rivière Sens" le 7 mars qui est au sud de l'île, la navigation sera chouette, surtout lorsque l'on arrive "sous le vent" l'entrée de la Marina est très petite, il y a peu de profondeur mais nous arrivons bien à notre notre place de port.
Le soir à la Marina on se rend compte qu'il y a plein de pélicans qui plongent pour pêcher !
Le premier jour nous avons une voiture. Nous essayons les chutes du Carbet, malheureusement en arrivant aux chutes, il pleut très fort et nous décidons de revenir à un autre moment. Nous choisissons d'aller au "cascades des Bains Bleus", Marche agréable mais comme il pleut beaucoup les bains ne sont pas bleus, ils sont marrons ce n'est pas grave sur le côté il y a une petite corde et les enfants montent pour voir une autre cascade plus haut.









Puis nous allons à la distillerie Longueteau : David nous fait visiter. Nous commencons par la maison coloniale. David nous dit que maison coloniale vient du fait que la maison a des colonnes et que ce n'est pas en réalité "les colonies" après je regarde sur internet. Il semble que ce soit la culture populaire qui indique que les maisons coloniales ont des colonnes alors qu'en réalité il s'agit bien des colonies et du passé colonial durant lequel les colons avaient tendance à créer des maisons bien adaptées au climat avec une avancée tout autour de la maison.
Il nous explique tout le processus de fabrication, nous voyons les plantations, l'extraction du jus, les grandes cuves de fermentation, la distillation, le vieillissement en chai. Il nous explique que la distillerie Longueteau fait partie des rares distilleries dans le monde à assurer tout le processus de la plantation à l'embouteillage. Beaucoup sont en réalité des rhumeries et vont chercher leurs rhums et alcools ailleurs (Marie Galante, Montebello) et font des assemblages/mélanges (Don papa ou Fon Barcelo). Les distilleries Bielle et Damoiseau sont aussi producteurs (Damoiseau serait plus neutre en goût).
David nous partage aussi plusieurs informations passionnantes sur la canne à sucre :
- La canne à sucre serait originaire de Nouvelle-Guinée.
- Il existe environ 4 000 variétés de canne à sucre dans le monde.
- Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la canne à sucre n’est pas une plante classique mais un rhizome.
Pour replanter la canne, on ne sème pas de graines :
- On coupe une canne.
- On conserve la partie centrale sur environ 50 cm.
- Ce morceau est planté directement en terre.
- Les racines repoussent naturellement.
La canne atteint sa taille adulte en 8 à 12 mois.
Un bosquet de canne d’environ 1 m² peut être exploité pendant 12 ans avant d’être renouvelé.
- 1 m² de canne produit environ 10 litres de jus de canne appelé le vesou. C'est la base du rhum agricole.
- 10 litres de jus de canne permettent de produire environ 1 litre de rhum.
Puis Dégustation de 5 rhums!





Le 8 mars : Randonnée La Soufrière
On se lève très tôt pour partir faire la rando de La Soufrière. Nous arrivons sur place vers 08h00. Le Chemin des Dames est l'itinéraire que l'on prend pour atteindre le sommet de la Soufrière à 1467m. Accessible depuis les Bains Jaunes, ce parcours balisé de 6,4 km aller-retour traverse une végétation luxuriante avant d'arriver aux fumerolles.
Les enfants montent super bien mais il est vrai que tout en haut il y avait des bourrasques énormes de vent et un peu de grêle, il faisait froid, nous nous mettons à l'abri! Malheureusement Maël n'a pas voulu monter jusqu'en haut et nous a attendu à peine en dessous, cela m'a contrarié car j'ai eu peur qu'il ait le même les mêmes bourrasques ou les mêmes rafales tout seul plus bas donc Pierre le rejoint et finalement nous descendons avec Noé Maël et Quentin les rejoindre. Le temps n'était pas de la partie mais bravo aux enfants qui ont marché dans la joie et la bonne humeur, mention spéciale au goat Quentin!








Apparemment le volcan de la soufrière est vraiment visible 10 jours par an, le reste du temps il est couvert et sous la pluie ! Les alizés venant de l'est balayent la terre, La Soufrière bloque tous les nuages et il pleut beaucoup autour de La Soufrière c'est aussi pour ça que la jungle est luxuriante. C'est une très belle balade que nous sommes tous fiers d'avoir fait et terminé ! Nous rentrons au bateau avec une bonne fatigue et faisons une pause puis allons à la plage de Grande Anse où il y a de grosses vagues! Les enfants passent quasiment 2 h dans l'eau non stop il faut dire que l'eau est à 28°.






Plage de Grande Anse - Trois Rivières
9 mars Chute du Carbet et Maison de la Banane
Le 9 mars nous retournons aux chutes du Carbet, cette fois il fait très beau et comme nous avons les jambes un peu en compote de la veille nous faisons la chute la plus courte mais tout aussi jolie et voyons 2 belles cascades ! Leur chute fait environ 110 M c'est impressionnant ! Je prends plusieurs vidéos que je vais partager à tonton Andreas j'aimerais tellement qu'il voit et ressente ces rivières et ses cascades apaisantes.




Nous pique-niquons puis nous allons à la "Maison de la Banane" découvrir une bananeraie en commençant par son musée et par la visite de la plantation. C'est une plantation biologique dans laquelle il y a énormément de variétés de fleurs tout autour des bananes et c'est d'ailleurs voulu c'est une forme de permaculture. La vue sur l'île des Saintes est très jolie.









Maison de la Banane - Trois Rivières
Les publicités d'époque sont originales!


Nous allons ensuite de nouveau à la plage de Grande Anse que les enfants adorent car il y a de belles vagues, ils sautent dans les vagues des heures durant et Quentin fait un beau bonhomme et dit merci à la plage !
10 mars Plantation Grand Café
Le 10 mars nous avons rendez-vous à 10h30 à la Plantation Grand Café. Ancienne plantation de café elle est désormais spécialisée dans la banane et un peu la vanille. Nous arrivons vraiment chez l'agriculteur, ils sont adorables, cela fait 33 ans qu'ils reçoivent du public. On est vraiment dans la ferme et le propriétaire semble très heureux d'être là, il nous explique plein de choses et nous fait des blagues constamment, c'est sympa. En voilà un qui est heureux de son activité et de son lieu de vie ! C'est génial de le voir s'amuser de ses propres blagues.
On découvre que les producteurs locaux utilisent une grande variété d’essences d’arbres et fleurs autour de leurs plantations pour favoriser la biodiversité. Cela crée un écosystème plus sain et aide à lutter naturellement contre certains parasites.
- Le bananier est une herbe géante. Sous chaque feuille de la fleur se trouvent 5 ou 6 bananes, lorsque la feuille s'ouvre ça fait comme un bruit de gros bisou.
- 1200 variétés de bananes dans le monde : Banane Cavendish (la plus produite), banane pomme (goût de pomme), banane ananas, banane artichaut, banane vanille
- 12 à 15 jours de transport en mer jusqu'à Dunkerque. les bananes doivent obligatoirement partir vertes, sont ultra calibrées, ne doivent pas avoir de maladies, de tâches sinon c'est destruction aux frais du producteur..
Depuis le scandale du chlordécone, ils ont dû réinventer leurs méthodes de protection des cultures. Le chlordécone, autrefois utilisé pour protéger les plantations contre les charançons de la banane, est interdit aujourd’hui en raison de sa toxicité. Pour le remplacer, les producteurs utilisent des pièges écologiques pour capturer ces insectes sans nuire à l’environnement.
Pour garantir des plants sains, les jeunes plants sont désormais cultivés en laboratoire à Montpellier, en métropole. Là-bas, ils sont élevés dans des conditions contrôlées pour éviter les maladies et ne nécessitent aucun pesticide. Une fois arrivés en Guadeloupe, ces plants sont poussés en serre comme de véritables « bébés » : surveillés, protégés et soigneusement préparés avant d’être transplantés dans les champs.
La France apporte un soutien important à la Guadeloupe et à la Martinique pour produire des bananes de grande qualité, un produit dont les agriculteurs locaux sont fiers. Pourtant, ils doivent faire face à une concurrence internationale intense, notamment avec des marques américaines bien implantées comme Dole ou Del Monte, qui dominent le marché classique.
Pour protéger les bananes, les producteurs utilisent des sacs spéciaux en plastique. Ces sacs servent à protéger les fruits du soleil, qui pourrait les brûler, mais aussi des insectes et autres nuisibles. Chaque banane est ainsi isolée comme dans une petite « bulle », ce qui permet d’assurer une maturation optimale et des fruits sains avant la récolte.
On fait un tour en remorque de l'exploitation ! On arrive à mi chemin sur ce qui était une ancienne piste de décollage et d'atterrissage des avions qui arrosaient les champs de pesticide. Désormais elle est là au cas où un avion doit atterrir en urgence. Néanmoins, un pilote a dit au propriétaire que sil devait atterrir en urgence, il choisirait le champ de bananiers car ce ne sont pas des arbres mais des herbes géantes qui amortiraient l'atterrissage. Le propriétaire lui a demandé d'éviter ça!
Il nous explique que les bananiers portent bonheur, on les appelle "les fruits du paradis". Il nous raconte qu'un jour une femme voulait se marier, alors il lui a dit qu'au milieu des champs de bananes il fallait qu'elle le demande haut et fort. Elle s'est écriée "je vais me marier" et elle lui apprend qu'elle s'est mariée à peine plus tard. Quelque temps après une autre jeune femme entendant ça s'est aussi levée dans la remorque et à crier "je vais me marier`.
Il croit beaucoup aux bienfaits du basilic, il dit que pour attirer des gens positifs il faut avoir du basilic chez soi ou sur soi !
Il croit beaucoup aux propriétés des feuilles de manguier, de corrosol et de cacao.
Visite super intéressante!!








Après nous allons manger chez Lili à bananiers / capesterre. Un repas créole riz aux épinards poulet ou poissons.




Nous allons ensuite à la plage de Roseau bien que cette plage soit très jolie il y a énormément de sargasses alors nous nous promenons puis nous rentrons tranquillement.


Pierre à l'occasion de faire une plongée de nuit aux abords de rivière sens il y voit des tarpons plongé à 25 M des crabes et des langoustes mais il ne peut malheureusement pas en ramasser.
Le 11 mars nous partons de la Marina après avoir été au shipchandler chercher en vain un drapeau pour Montserrat, St Kitts et Névis, La laverie et quelques courses puis nous partons, prenons de l'essence sur le ponton d'à côté et Direction un mouillage plus haut : le mouillage de Malendure pour faire la réserve Cousteau en snorkeling. Pierre fait une autre plongée de nuit et y voit des tarpons, des tortues, des murènes, des anémones...
Le 12 mars :
Ecole !!!! et Snorkeling à la Réserve Cousteau.








Le 13 mars :
Ecole !!
Maison du cacao à Pointe Noire.








On y apprend tout le processus de fabrication du cacao que l'on aime tant :
Arbre : cacaoyer ou cacaotier
Fruit : la cabosse qui pousse sur les troncs et les branches
Origine : Amérique centrale (Incas, Aztèques)
Trinidad : 1ère île de culture dans La Caraïbe
Maturité : Couleur du jaune vert au rouge orange
30kg moyenne par an par cacaoyer
Le cacao dépend d'abord de la sélection des essences de cacaoyer
La cabosse ouverte contient des fèves entouré de mucilage blanc que l’on suce comme un bonbon (pulpe savoureuse mais il ne faut pas croquer car la fève est encore amer) qui rappelle le corrosol le litchee
Deux saisons de récolte dans l'année de la fleur au fruit même si produisent toute l'année.
Fabrication
- Fermentation en bac (fermentation naturelle grâce au mucilage qui contient du sucre et qui sèche). On met des feuilles de banane dessus pour accélérer fermentation à 50 degrés

- Séchage degré d'humidité à 7 %

- Triage et torréfaction (chaleur de chauffe à 100 degrés jusqu’à 140 avec réaction de baillard), durée de torréfaction dépend des professionnels et le résultat s en ressent
- On obtient des fèves de cacao et des coques qui sont utilisées en cacao-thé et contiennent beaucoup de saveur
- Les fèves de cacao sèche ou concassées peuvent être mouliné et ainsi finir en pâte, bâton ou boule de beurre de cacao. Le cacao fond à 37 degrés donc dans la bouche ou la main.
- Le chocolat à l'origine a été sous forme de boisson. La recette d'origine c'est de la pâte de cacao et de l'eau.
Les chocolats en poudre aujourd’hui industriels dont fait à partir de beurre de cacao (ils achètent les bâtons de cacao et comptes pour obtenir seul le gras sans le cacao) et là il faut du lait sinon c du gras
Pour les tablettes il y a différents mélanges de beurre de cacao et de pâte de cacao ce qui fait qu’un 90% d une marque peut avoir un goût différent d une autre marque
90% cacao c’est du beurre de cacao et de la pâte de cacao et 10% de sucre
70% - 30% de sucre
Dans le sucre on peut entendre sucre de canne ou mucilage considéré comme du fructose
100% cacao pâte et beurre