Alors, cette traversée?


Samedi 22/11 - J2

Aujourd’hui, deuxième jour, la houle trois quarts arrière, amène un roulis inconfortable pour l’équipage, on joue au Lego et on se repose.

On se rend compte que la balancine (cordage qui sert à régler la hauteur de la bôme) est raguée/abîmée, elle sera réparée par Pierre et Laure avec un nœud de pêcheurs. Il faudra la surveiller pendant le trajet car elle est importante.

Il y a plusieurs groupes WhatsApp : le Rally de l'Arc, la marque Excess, bateaux en transat seuls etc. On échange avec certains sur les problèmes rencontrés et c'est très intéressant, utile et rassurant.

Les discussions continuent bon train sur WhatsApp sur la balancine qui rague. On apprend qu'un autre bateau n’a plus d’auto pilote (Tangaroa). Les pauvres... la traversée va être longue, il faut barrer constamment, sans arrêt. D’ailleurs, par la suite, après avoir démarré avec un bon mental, ils seront lessivés et nous les encouragerons par message. On apprend qu'un autre bateau a son dessalinisateur cassé et là tu es content d’avoir prévu de l’eau potable pour une vingtaine de jours. Au moment où j'écris ceci nous arrivons presque à Grenade. Un bateau est parti seul de Mindelo avec son dessalinisateur et 60l d'eau en bouteille et 80l dans les cuves. Au bout de quelques jours plus de dessal, ils ont commencé par essayer de revenir en arrière mais avec les vents contraires il faut 10 jours pour faire demi tour donc autant continuer la traversée.. Ils ont appelé le CROSS pour dérouter un bateau avec beaucoup d'eau en supplément, les deux bateaux ont dû manoeuvrer en pleine mer pour remplir les cuves.. Ça me semble dingue de partir pour 12 à 20 jours au beau milieu de l'océan avec un équipage et si peu d'eau potable, il y en a qui sont joueurs ou très confiant en la technologie.

On voit des étoiles filantes dans la nuit.

Dimanche 23/11 - J3

Le temps est magnifique, chacun vaque à  ses occupations Tamata file vers l’Ouest a 6 noeuds, devant nous Inga et un peu plus loin Kasafari.

Ce soir Noé et Paul font leur quart ensemble sous la pluie et avec le sourire!! Il fait chaud entre 25 et 30 degrés et l'eau de mer est à 28°.

Cette nuit, le vent change, le cap est modifié plusieurs fois au fur et à mesure. Les garçons vont dormir et je prends la relève.

Lundi 24/11 - J4

À 1h : pierre, prend la relève, on empanne CAP 295° et on se prend un beau grain! Un grain est définit comme une rafale de vent soudaine, violente et de courte durée avec averses intenses ou orage produisant des changements brusques de vent. Je découvre la définition en l'écrivant et en fait, c'est bien ça, parfois c'est léger, parfois moins.

Pierre retravaille le routage chaque jour. Et pour ce lundi, une nouvelle route est définie plus au nord pour éviter les grains.

Sur le bateau, la journée commence par un peu de mal de mer. On joue aux devinettes : Blandine, Maël et Quentin allongés pour s’occuper. Après-midi calme et repos avec un petit film.

Vers 15 heures, on sort une nouvelle voile pour les vents légers "le code zéro", c’est un deuxième essai après empannage. La voile est grande et belle.

Mardi 25/11 - J5

Tamata avance à 6 à 7 nœuds dans une nuit étoilée. La Grande Ourse est à l’envers! On est accompagné par des poissons volants et des étoiles filantes.

En journée, le niveau des batteries est à 25 %, il faut être vigilant. La journée a été bonne avec empannage. LEGO, Pancakes, Pêche d’un Thazard! De 65cm (Wahoo en anglais). Pierre et Noé lève les filets.

Liko est en vue!

Dans la nuit, un feu tribord dans le dos est à surveiller pendant le quart de Paul.

Mercredi 26/11- J6

Aujourd’hui, la mer est désordonnée. La nuit, pas des plus agréable, on va se reposer aujourd’hui mais d’un autre côté on avance vite!

"Qui dit vent... dit vagues!"

Le niveau des batteries est bas, il faut allumer les moteurs car il n’y a pas de soleil.

Pierre s’aperçoit que l’on a un bout dans l’hélice sur le moteur tribord.

On allumera les moteurs, tout en restant au neutre pour recharger les batteries.

Quelques rayons de soleil percent parmi les nuages. Finalement, après moult discussions avec les autres bateaux, on gardera que le moteur babord allumé à 1500 tours/min.

Noé et Laure prennent leur quart à 19h. Nous n’avons pas encore dîné car il a fallu lever les filets d’une magnifique Daurade coryphène de 84 cm. Le soir au menu filet mignon et Purée. Les poireaux du Cap-Vert sont immangeable.

Liko est désormais près de nous. Nous les appelons souvent à la VHF, et ça fait du bien de les entendre.

Jeudi 27/11 - J7

Bateau Slow Motion en vue. Il faudra manœuvrer à 5h du matin pour leur passer dans le dos.

À cette heure, Laure prend son quart. Maël se lève de bon matin aussi comme à son habitude. Et comme tous les matins Maël met son gilet et met une ligne de traîne. Vers 9 heures, il trouve un poisson volant sur le pont, un bon appât à mettre sur la ligne. L’eau est toujours à 28°. 

En fin de journée, très beau coucher de soleil, le ventre plein du bon Thazard. Tout est calme, personne en vue!

Liko est à 10 milles de nous.

La lune est croissante.

Laure reste avec moi pendant mon quart, ça papote, ça papote à 1h du matin!

Vendredi 28/11 - J8

Mise en route des moteurs, les batteries sont à 24 % de charge.

Mise en route du dessinateur: les réserves d’eau douce sont ensuite à 64 %.

Crêpes party de 12h30 à 15h.

Dans la nuit, quelques grains légers, mais il fait beau dehors, personne en vue!

Samedi 29/11 - J9

Dans la nuit Stingray manœuvre gentiment pour nous laisser passer derrière 😊

On s’appelle à la VHF, le vent monte jusqu’à 31 nœuds. Ils n’ont que leur génois et sont plus manœuvrables que nous avec nos deux voiles.

À 4h du matin, grain pendant le quart de Blandine, on change de cape car le vent change.

La nuit aura été difficile avec des grains donc du vent, des vagues, de la vitesse, de la pluie, on se lève tous plus ou moins régulièrement du fait des conditions. Le bateau bouge beaucoup au petit matin. Les enfants ont eux très bien dormi! Le vent baisse.

Les alizés nous poussent doucement vers les Caraïbes et sont plus vigoureux que nous désirions!

Avec Laure, Paul et Blandine, nous prenons une sacrée douche sous 30 nœuds de rafale afin de décoincer l'enrouleur du foc et de le réduire. Une vague à 30 degrés rentre dans la veste de Laure, c’est chaud! Quentin s’inquiète et se met à pleurer Ni une ni deux, Blandine se sèche le prendre dans ses bras, le rassure et il reprend vie Mon Petit Quentin.

À 21h, à ma prise de quart, je me note que je suis fière de l’équipage de TAMATA, résilient, nous avons eu une bonne journée malgré la nuit difficile d’hier et la fatigue accumulée aujourd’hui! L’ambiance reste bonne et l’équipage a un bon mental.

Dimanche 30/11 - J10

Le vent est tombé, nous naviguons bâbord amure. Liko est derrière nous à quelques 10 000 nautiques.  Il reste 1200 milles nautiques à parcourir. Le vent tourne sud-est à 6h. On passe de vent de travers à Grand Largue, moment de déstabilisation, puis le vent se rétablit.

À 7h du matin, on essaye un empannage avec Laure, mais nous prenons direction trop au Nord donc on réempanne. La grand-voile se met à claquer. Nous mettrons un peu les moteurs pour stabiliser le bateau et recharger les batteries qui sont à 45 %.

Dans l’après-midi, repos pour tous comme un dimanche!

Après un petit apéro pour fêter le milieu, tout pile de la transat, puis on prend nos quarts.

On hésite même à mettre les moteurs, finalement le vent passe de 10 à 13 nœuds. On décide de rester ainsi. Petite hésitation sur un à deux ris puis Laure et Pierre regardent l'horizon. Nous avons des nuages et des éclairs dans le dos. Ce sera deux ris selon Laure, heureusement !

C’était sans compter ce qui allait nous tomber dessus!

Je prends mon quart à 22h, au bout d’une heure, le vent - d'un coup - (moins d'1 minute) monte à 28/30 noeuds. Je réveille Pierre pour enrouler le foc qui fasseye beaucoup trop et claque dans le vent. Quelque chose me dit qu’il faut l’enrouler vite.

Puis des rafales à 33 - 34 noeuds puis 40 noeuds. Nous aurons jusqu’à 44 nœuds de rafales dans la nuit. Les conditions sont mauvaises. Autant vous dire que tous les adultes se lèvent et on est rassemblé à l’intérieur autour des instruments dans un silence qui dit long...

Il est 23h15 lorsque ça commence et je pars du principe qu’on en a pour une heure environ. On bataille dans le vent, Tamata, la pauvre, est ballotée par la mer d’une force!!

La mer est déchaînée et je commence à vraiment avoir peur. 

On voit des éclairs au loin, on espère voir le bout vers 1h du matin. On apprend que Liko bataille aussi. On leur renvoie nos encouragements.

La mer est toujours très agitée, on se croirait à la pointe Finistère par mauvais temps à ceci près qu’il fait chaud 26° et l’eau est à 28. 

Et avec Laure, on se met à rigoler parce qu’à 2h du matin, ça n’en finit plus et les nerfs lâchent! Nous notons dans le journal de bord que notre auto pilote baptisé Jean Michel est au taquet et que Tamata est la reine du surf et que "Purée de bordel de merde" il faut que ça s’arrête!

Pierre est concentré et ajuste régulièrement le cap pour ne pas empanner ce qui serait juste la catastrophe et dangereux en ce moment. Il a son gilet et est près à sauter sur la barre en qu'à de problème. Un vrai capitaine, il est consciencieux et très concentré.

Dieu merci. Les enfants dorment, je crois que Quentin serait terrorisé. 

On attend.

À 1:40 ça continue, 31 nœuds...

Tous les meubles grincent, il y a un appel d’air régulier dans l’évier (de gros bruits).

La plus stressée, c’est Blandine évidemment. Je reprends en boucle dans ma tête tous les protocoles d’urgence. J’imagine tous les scénarios et je flippe trop. Finalement, à 4h du matin, le vent se calmera à 20 noeuds. Mais de 23h à 4h c'était très difficile, j'ai eu peur bien que le bateau nous ait prouvé avoir une bonne tenue malgré les embardées!

Pour la journée du lundi 1er décembre c’est repos pour tous et et prise de nouvelles des autres bateaux qui ont malheureusement eu les mêmes frayeur et de la casse parfois.

Laure note dans le journal de bord à 22h : le vent reste stable à 20/22 nœuds. Le ciel s’est couvert de cumulus, la lune présente jusqu’alors n’est plus. Belle nuit, calme, mer, houleuse mais amicale. Tout le monde part dormir dans un beau sommeil. 

Mardi 02/12 - J12

Laure me tient compagnie pendant mon quart à 1h, plutôt que le vague à l’âme une grosse vague en pleine poire pour Blandine. Je suis trempée  d’un coup en discutant, éclats de rire! 

Le vent ré-augmente à 30 nœuds, puis se stabilise autour de 25. J’avoue qu’avec la nuit du 30/11, je commence à flipper que ça recommence.

Aujourd’hui réveil un peu difficile, on s’est réveillé plusieurs fois la nuit dernière à cause du vent, un potentiel problème d’auto pilote, on a l’impression qu’il nous lâche et on se rend compte au petit matin que le groupe d’eau est anormalement allumé. Il y aurait peut-être un problème avec le groupe d’eau et l'eau ça sert à tout : boire, cuisiner, laver la vaisselle, se laver etc sinon c'est tout à l'eau de mer!

Je me rends compte ce matin qu’il n’y a plus grand chose de "frais" à manger au petit déjeuner. Je sors des biscottes, il reste encore six jours donc il va falloir que je fasse du pain des gâteaux !

Les enfants regardent "le monde de Jamy". 

Les vagues sont importantes avec des gros creux de 4 mètres. On me parle souvent de vagues de 10 mètres mais déjà 4 mètres, faut le vivre. Il faut imaginer chez soi avoir une vague de 4 mètres devant soi assis dans le bateau. On ne voit plus l'horizon mais juste l'eau. Par contre, les vagues ne cassent pas sur le bateau, elle le soulève et le bateau surf en partant d'un côté ou de l'autre.

L’équipage se relaie pour barrer toute la journée car on ne sait pas trop ce qu’il en est pour l’auto pilote. On se rendra ensuite compte que - c’est arrivé à d’autres bateaux - il y a des Sargasses dans la mer, elles se sont accumulées sur le safran, il faudra alors faire une manœuvre de virement de bord pour les enlever et retrouver une barre moins dure et la possibilité de remettre l’auto pilote. Le tout étant de ne surtout pas le casser.!!!

À 12h30 tout le monde a faim aussi je prépare des pâtes instantanées, j’essaye de faire vite, il faut que je fasse trois tournée car on a eu la bonne idée de prendre plein de paquets différents. Le bateau bouge beaucoup, je dois faire chauffer de l’eau à plusieurs reprises, tenir les casseroles, servir, gymnastique au programme.

Noé a envie de manger des pâtes Yakisoba, mais comme je ne suis pas sûre pour ses allergies, je ne préfère prendre aucun risque aussi, je lui prépare quelque chose de similaire avec des pâtes Chow Mein. Je lui promets que je lui ferai autant de pâtes instantanées qu’il veut en rentrant.

À la fin du repas chaotique, et après tous ces jours en mer, le vague à l’âme me guette.

J’ai du mal à retenir, mes larmes, c’est un peu trop tout ça !

À ce moment-là, Maël vient me faire un câlin, il me regarde avec beaucoup d’amour et prends mon visage entre ses petites mains douces et il me dit, "Tu sais Maman, quand on aura traversé, on aura ACCOMPLI quelque chose d'incroyable ensemble ! On traverse un océan ensemble ! T’inquiètes pas, ça va aller, tu es la meilleure maman du monde". Et il me prend dans ses bras et ça me rebooste pour le reste de la traversée! Bravo Maël, tu m'impressionnes de maturité! Aussi, Noé aide, il barre, et garde une bonne forme, Quentin ne se plaint pas, Bravo mes enfants!

L’après-midi passe, je fais du pain, on joue au Rummy Cube avec Maël et jeu de dames avec Quentin, puis on essaye le Backgammon. 

Noé barre le bateau et s’amuse à surfer sur les immenses vagues qui continuent. Quand j’y pense, c’est un peu dingue, il est tout content, il arrive à faire jusqu’à 12,7 nœuds de vitesse. Pierre ira jusqu'à 12,9 noeuds. Paul aussi. Faire surfer un engin comme ça, c'est quand même quelques manoeuvres de barre, moi je ne m'y risque pas! Ils se font leurs petits défis.

Aujourd’hui, on aura encore jusqu’à 33 nœuds avec une houle de côté assez haute jusqu’à 4 m.

À un moment donné jeudi en regardant les nuages derrière nous, je dis "Le calme avant la tempête!" et dans ma tête, je nous donne 20 minutes. Bingo! Un gros grain arrive, Pierre et Paul sont trempés et barre tous les deux sous l’eau ça s’arrête, puis ça recommence. Il est difficile de barrer quand la mer est agitée. Et parfois laisser le pilote auto n'est pas très sûr alors c'est sous l'eau!

Il faut se préparer pour la nuit cette fois, Noé et Pierre font le premier quart de nuit

Mercredi 03/12 - J13

Un grain en vue dans la nuit qui se dissipe sur le radar. Le pilote tient bon, on fait toujours de sacrées embardées mais tout va bien. Le corps s'habitue à être balloté, parfois on est fatigué quand même alors on s'allonge.

Aujourd’hui, on discute des raisons pour lesquelles les conditions ne sont pas facile sur la traversée. D’ailleurs on déconne avec Nicolas d’un autre bateau par WhatsApp, qui me dit "Punaise, on m’avait promis, ukulélé, baignade, sushis et résultats c’est des gros creux et des grains!"

Il pourrait y avoir plusieurs explications à ça. Laure qui a beaucoup navigué n’a pas connu ces conditions lorsqu’elle a fait sa transatlantique. On se dit que ça pourrait être le changement climatique. L’air est très chaud (on est constamment en short, T shirt), l’eau à 28°/29 constamment. D’ailleurs, les Sargasses que l’on prend régulièrement dans le safran qui viennent de la côte Caraïbes, s’en vont massivement vers les côtes européennes et africaines, ces plaques de targuasses à la dérive en plein océan sont impressionnantes. Et elles vont vers chez nous...

Autre explication possible : les grosses dépression qu’il y a au nord vers le Royaume-Uni et la France nous envoie une houle de fond résiduelle assez importante.

Aujourd’hui, une belle prise d'un espadon de 1m35! 

Petit fondant au chocolat pour le goûter.

Noé, sur les vagues à 12.7 nœuds.

Quentin recommence à blaguer, sentant la Terre se rapprochée..

À 19h, Blandine et Noé font leur quart ensemble.

On a une belle pleine lune, des vagues toujours très très hautes. Noé a moins peur que moi. On se prend d’ailleurs deux grosses vagues dans la tête et on se met à se prendre une rigolade avec Noé à propos de la vie en bateau. Noé déconne, fait des mimes, on en rit de coeur joie!

 Jeudi 4/12 - J14

Laure prend son quart à 4h du matin. Mer croisée et agitée. Une belle visibilité avec la lune, elle note dans le journal de bord quelques souvenirs de la journée comme le fondant au chocolat, le surfe pour les garçons, et que les nouvelles des autres sont à la mesure de la mer tourmentée ! Nicolas, un monocoque a pris une vague, probablement de trois quart, qui ont envahi le cockpit et une cabine attenante. On imagine beaucoup de ménage et un casse-tête, sachant qu’ils doivent piloter toute la journée leur auto pilote ne fonctionne plus. La fatigue physique et morale se faire sentir dans les commentaires sur WhatsApp sur l'ARC.

Noé dira à Laure cette nuit, "la lune c’est notre petit soleil".

Je prendrai moi mon quart en ayant une belle discussion avec Laure, un bonheur d’échange en pleine nuit!

Vendredi 5/12 - J15

Ce soir on voit une super lune rousse, la prochaine est pour 2042! Cette très belle lune rousse change dans la nuit pour remonter et redevenir la haute lune jaune habituelle et la Voie lactée qui nous accompagne

Samedi 6/12 - J16

Aujourd’hui, on pêche une belle dorade coryphène de 85 cm!

Désormais on s’approche de la Barbade! C’est bon signe! Grenade est juste derrière!

La lassitude nous gagne un peu et la fatigue aussi, il faut le dire, nous avons hâte d’arriver, il reste encore peut-être 48 heures ? et il ne faut pas relâcher sa vigilance!

La suite sooooooon

Arrivée J 19 en fanfare, arrivée géniale mais j'écrirai la suite plus tard.